Au Bassenon, la science passe à table
Au Bassenon, la science passe à table (et elle a bon appétit !)
Le 16 octobre, la semaine de la science s’est mangée, observée et même… congelée à l’azote liquide.
Imaginez : vous entrez au self, vous attendez des nuggets, et on vous sert une leçon de chimie. Délicieuse, en plus. Le vendredi 16 octobre, pour « Saveurs Savantes », les élèves du Bassenon ont découvert que leur assiette cache plus de secrets qu’un labo de super-héros. Aux fourneaux, le chef de 1001 repas et Monsieur Banssillon : un duo qui ne cuisine pas, il expérimente.
Étape 1 : le menu, version laboratoire
Les élèves du Stranger Klub, le club de science (oui, le nom donne des frissons) sous la tutelle de leur professeur de SVT Monsieur Banssillon ont dévoilé les coulisses du repas, la version macroscopique :
- La fermentation : des bactéries qui bossent gratuitement pour fabriquer nos aliments. Les meilleurs employés du monde, ils ne se plaignent jamais.
- La mayonnaise : huile et vinaigre ne s’aiment pas (densités différentes), mais avec un peu de diplomatie, on obtient une sauce onctueuse. La science, c’est aussi de la médiation.
- La réaction de Maillard : le secret de la belle couleur dorée du pain grillé et de la viande. Ce n’est pas du « brûlé », c’est de la chimie qui fait le beau.
- L’acidité et le pH : le citron pique, le sucre adoucit. Votre langue est un pH-mètre vivant.
- L’azote liquide : à –196 °C, il conserve, il fige, il impressionne. Et il fait de la fumée, donc succès garanti.
Étape 2 : au CDI, on zoome (très fort)
Direction le CDI, transformé en salle d’observation pour la version microscopique. Sous les microscopes :
- Des cellules végétales avant et après cuisson : leur paroi ramollit, et voilà pourquoi une carotte cuite se mâche mieux qu’une carotte crue.
- Des cristaux de sel, rangés en formes géométriques parfaites. Même le sel a le sens de l’organisation.
- Les bactéries du yaourt en pleine fermentation. Oui, vous mangez des êtres vivants, et c’est très bon pour vous.
- L’amidon : comment une pomme de terre bien solide devient une purée onctueuse. Un vrai transformers version cuisine.
Étape 3 : la suite, c’est sur écran
Pour prolonger l’expérience, passons au numérique, des vidéos en ligne donnent des conseils pour cuisiner à la maison, présentent les différents moyens de conserver les aliments et expliquent la chaîne alimentaire… avant de s’interroger sur ses limites. Parce qu’un bon scientifique ne se contente jamais de manger : il se pose des questions.
« En cuisine comme en labo : sans mesure, pas de réussite ! »
Beaucoup d’élèves choisissent les métiers de bouche en pensant surtout à la passion de cuisiner. Mais derrière chaque plat, il y a des réactions chimiques, des bactéries, des cristaux et des cellules. Boulanger, cuisinier, pâtissier, charcutier : tous sont un peu chimistes sans le savoir. Alors la prochaine fois que vous croquerez dans une tartine bien dorée, souvenez-vous : vous venez de manger une réaction de Maillard.
Bien dosé, c’est bien réussi. Bon appétit, petits savants !